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Fissure du tendon au coude : quelle durée d’arrêt de travail et démarches CPAM ?

Maxime
Maxime
septembre 26, 2026 5 min
Bras immobilisé dans une écharpe blanche médicale.

Une fissure tendineuse du coude correspond le plus souvent à une épicondylite latérale, aussi appelée tennis elbow, qui touche les tendons des muscles extenseurs du poignet. Cette lésion s’accompagne fréquemment d’un arrêt de travail dont la durée dépend de la sévérité de l’atteinte, du métier exercé et d’une éventuelle reconnaissance en maladie professionnelle. Voici ce qu’il faut savoir avant de consulter un médecin ou d’engager des démarches auprès de la CPAM.

Quelle durée d’arrêt de travail pour une fissure ou tendinite du coude ?

Pour une tendinite du coude légère, un arrêt de travail de quelques jours à deux semaines suffit généralement, le temps de mettre le tendon au repos et de calmer l’inflammation. Dans les formes modérées, la durée de convalescence s’étale plutôt entre trois et six semaines, avec une reprise progressive et parfois un aménagement de poste. Les cas les plus sévères, notamment lorsqu’une fissure tendineuse est confirmée par IRM ou échographie, peuvent nécessiter un arrêt de deux à trois mois, voire davantage si une infiltration ou une intervention chirurgicale est envisagée.

Durées moyennes selon la gravité de la lésion

La distinction entre une simple tendinite inflammatoire et une véritable fissure du tendon change considérablement le pronostic. Une inflammation sans déchirure guérit souvent avec du repos et un traitement médical bien conduit. À l’inverse, une fissure partielle ou complète du tendon implique un processus de cicatrisation plus long, avec un risque de chronicité si la reprise du travail est trop précoce.

Impact du métier sur la durée de convalescence

Un salarié occupant un poste de bureau reprendra généralement plus vite qu’un ouvrier manutentionnaire ou un artisan exposé à des mouvements à risque répétés. Le tableau suivant donne des repères indicatifs, à ajuster selon l’avis du médecin traitant et du médecin du travail.

Type de posteTendinite légèreFissure confirmée
Travail de bureau3 à 7 jours3 à 4 semaines
Métiers manuels légers1 à 2 semaines6 à 8 semaines
Travail avec outils vibrants ou charges lourdes2 à 3 semaines2 à 3 mois, parfois plus

Reconnaissance en maladie professionnelle : tableau n°57 et démarches CPAM

L’épicondylite figure dans le tableau n°57 des maladies professionnelles, ce qui ouvre droit à une prise en charge spécifique lorsque le lien avec l’activité professionnelle est établi. Cette reconnaissance change le régime d’indemnisation et peut faciliter l’aménagement de poste au retour.

Critères du tableau n°57 pour l’épicondylite

Pour que la reconnaissance soit accordée, il faut démontrer une exposition à des gestes répétitifs ou des postures contraignantes du membre supérieur, avec un délai de prise en charge généralement fixé à 90 jours après la fin de l’exposition. Le médecin doit établir un certificat médical initial décrivant précisément la pathologie et son lien avec les tâches effectuées.

Procédure administrative auprès de la CPAM

La déclaration se fait via un formulaire de maladie professionnelle, accompagné du certificat médical et d’une description du poste occupé. La CPAM dispose ensuite d’un délai d’instruction pour statuer, avec possibilité de solliciter un examen complémentaire ou une enquête auprès de l’employeur. En cas de refus, un recours amiable puis contentieux reste possible.

Le délai à ne pas rater : la déclaration de maladie professionnelle doit être adressée à la CPAM dans les deux ans suivant la constatation médicale de la pathologie. Passé ce délai, la reconnaissance devient beaucoup plus difficile à obtenir.

Symptômes et diagnostic de la tendinite du coude

Coude douloureux avec gonflement et rougeur visible sur le cote externe

Les symptômes typiques comprennent une douleur localisée sur la face externe du coude, aggravée par la préhension ou l’extension du poignet, ainsi qu’une gêne à la palpation du tendon concerné. Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique, complété si besoin par une échographie ou une IRM lorsque la douleur persiste ou qu’une fissure est suspectée. Ces examens permettent de distinguer une simple inflammation d’une lésion tendineuse plus profonde, ce qui oriente directement le choix du traitement médical et la durée d’arrêt prévisible.

Traitements et protocole de guérison

Repos, GREC et soins médicaux

La première étape du traitement repose sur le repos du membre atteint, associé au protocole GREC (glace, repos, étirements, contraction progressive) pour soulager la douleur et limiter l’inflammation. Des anti-inflammatoires peuvent être prescrits en complément, tandis qu’une infiltration de corticoïdes reste une option envisagée lorsque la douleur résiste aux traitements de première intention.

Rééducation kinésithérapie et traitements avancés

La kinésithérapie occupe une place centrale dans la rééducation, avec des exercices d’étirement et de renforcement excentrique progressif du tendon, un protocole similaire à celui utilisé pour traiter les affections dorsales et la durée d’un arrêt de travail pour un mal de dos. Dans les cas les plus résistants, des techniques comme les ondes de choc ou les injections de plasma riche en plaquettes peuvent être proposées, la chirurgie restant réservée aux fissures importantes qui ne répondent pas au traitement conservateur après plusieurs mois.

Aménagement du poste de travail et prévention des récidives

Le retour au travail se prépare avec le médecin du travail, qui peut proposer une reprise à temps partiel thérapeutique ou un aménagement de poste limitant les mouvements à risque. Adapter les outils, réduire les gestes répétitifs et prévoir des pauses régulières constituent des mesures simples pour éviter une récidive. La prévention passe aussi par une meilleure ergonomie du poste et une sensibilisation aux bons gestes, particulièrement dans les métiers manuels où l’exposition aux vibrations et aux charges lourdes reste fréquente.

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Ecrit par

Maxime

Maxime est rédacteur spécialisé en finance, immobilier et assurance depuis plus de 10 ans. Diplômé d'une école de commerce, il a évolué dans le secteur bancaire avant de se consacrer à l'écriture. Passionné par la vulgarisation économique, il accompagne les lecteurs dans leurs décisions patrimoniales avec des analyses claires, fiables et accessibles à tous.

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