Trouver la grille salaire métallurgie à jour reste une préoccupation constante pour les employeurs comme pour les salariés du secteur. Entre la nouvelle classification issue de la convention collective IDCC 3248 et les montants applicables en 2025, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver dans les documents disponibles en ligne.
Cet article fait le point sur le contenu de cette grille, la manière dont elle est construite, et donne accès aux repères chiffrés essentiels pour vérifier votre situation ou celle de vos salariés.
Grille salaire métallurgie 2025 : la nouvelle version en PDF
La grille applicable en 2025 reprend la structure mise en place au 1ᵉʳ janvier 2024, date d’entrée en vigueur de la convention collective nationale de la métallurgie. Faute d’accord de branche modifiant les montants pour 2025, les valeurs 2024 ont été reconduites, ce qui explique pourquoi de nombreuses recherches portent aussi bien sur « 2025 » que sur « 2026 » : les entreprises attendent une actualisation par les négociations salariales annuelles pilotées notamment par l’UIMM.
Le document officiel est publié sous forme de PDF par les organisations patronales et syndicales signataires de l’accord. Il détaille, groupe par groupe et coefficient par coefficient, le montant annuel brut minimum garanti à chaque salarié, appelé salaire minimum hiérarchique.
Où télécharger la grille officielle 2025 ?
Le PDF officiel de la grille des salaires minima hiérarchiques est diffusé par l’UIMM et par les fédérations syndicales de la métallurgie. On le retrouve également relayé par les services juridiques spécialisés en droit social, qui en proposent souvent une version commentée. Il est recommandé de vérifier la date de publication du document avant de l’utiliser, car seule la version la plus récente reflète les montants en vigueur.
Qu’est-ce que le salaire minimum hiérarchique (SMH) ?
Le SMH correspond au montant annuel brut minimum qu’un salarié doit percevoir en fonction de son classement dans la grille. Il ne s’agit pas d’un salaire de base fixe pour tous, mais d’un plancher qui varie selon le groupe d’emploi et le coefficient attribués au poste occupé. Ce mécanisme garantit une cohérence de rémunération à l’échelle nationale, quelle que soit la taille de l’entreprise ou sa localisation géographique.
La nouvelle classification de la convention collective métallurgie (IDCC 3248)
La convention collective nationale de la métallurgie, signée en février 2022 et pleinement applicable depuis janvier 2024, a remplacé l’ensemble des anciennes conventions territoriales couvrant séparément les ouvriers, les ETAM, les techniciens et les cadres. Cette unification a nécessité la création d’une classification commune, plus lisible et plus homogène que les grilles historiques.
Principe : comment les salariés sont-ils classés ?
Chaque emploi est évalué selon six critères classants : la complexité des tâches, l’autonomie laissée au salarié, la coopération avec les autres services, la contribution attendue, la communication nécessaire dans le poste et le niveau de connaissances requis. Cette évaluation aboutit à un classement en dix-huit classes conventionnelles, elles-mêmes regroupées en neuf groupes d’emploi allant de A à I. Plus le groupe est élevé, plus le niveau de responsabilité et de qualification attendu est important, et plus le SMH correspondant augmente.
Tableau des groupes d’emploi (A à I)
| Groupe d’emploi | Type de poste | Niveau de responsabilité |
|---|---|---|
| A | Exécution simple, tâches répétitives | Faible autonomie |
| B à D | Ouvriers et employés qualifiés, techniciens débutants | Autonomie croissante |
| E à F | Techniciens confirmés, agents de maîtrise | Coordination d’équipe |
| G à H | Cadres, ingénieurs | Décisions stratégiques limitées |
| I | Cadres dirigeants, experts | Autonomie et responsabilités élevées |
Barème des salaires minima 2025 par coefficient

Le barème détaillé associe à chaque groupe et à chaque coefficient un montant annuel brut minimum. À titre indicatif, les montants s’échelonnent d’environ 21 000 à 22 000 euros bruts annuels pour le groupe A, jusqu’à des montants dépassant largement 50 000 euros bruts annuels pour les groupes G à I, selon le coefficient exact et l’ancienneté du salarié dans le poste. Ces chiffres évoluent chaque année en fonction de la valeur du point et des négociations salariales de branche, il est donc préférable de se référer au PDF officiel le plus récent pour obtenir un montant exact par coefficient.
Le réflexe à avoir avant toute vérification de paie
Comparez toujours le coefficient inscrit sur le bulletin de salaire avec celui correspondant au poste réellement occupé dans la classification. Une erreur de classement est fréquente lors de la transition vers la nouvelle convention collective, et elle peut entraîner un SMH mal appliqué.
Augmentation salariale 2025 : ce qui change
L’augmentation salariale attendue pour 2025 dépend directement de la revalorisation de la valeur du point, négociée entre l’UIMM et les organisations syndicales représentatives, un mécanisme comparable à celui appliqué dans la grille salaire BTP 2026 en Pays de la Loire avec ses coefficients et niveaux. En l’absence d’accord signé pour 2025 au moment de la publication de cet article, les montants 2024 restent la référence applicable. Les entreprises doivent néanmoins rester attentives aux avenants régionaux ou de branche qui pourraient modifier ce barème en cours d’année, notamment pour tenir compte de l’évolution du SMIC.
Prime d’ancienneté dans la métallurgie : calcul et montant
La prime d’ancienneté vient s’ajouter au SMH et récompense la fidélité du salarié à l’entreprise. Son montant est généralement calculé en pourcentage du salaire minimum hiérarchique correspondant au coefficient du salarié, avec un taux qui progresse par paliers selon le nombre d’années d’ancienneté. Certaines dispositions régionales, héritées des anciennes conventions territoriales, peuvent encore s’appliquer transitoirement, ce qui justifie de vérifier les accords locaux en complément du texte national.
Cas particuliers : alternants, débutants et cadres au forfait
Les alternants bénéficient d’une rémunération spécifique, généralement calculée en pourcentage du SMIC ou du SMH selon leur âge et leur niveau de formation, sans que ce montant descende sous les minima légaux applicables à l’apprentissage ou à la professionnalisation. Les salariés débutants, souvent positionnés dans le groupe F lorsqu’ils sortent de formation initiale sans expérience préalable, disposent quant à eux de garanties spécifiques prévues par la convention pour faciliter leur intégration sans les pénaliser financièrement.
Les cadres au forfait jours suivent une logique différente : leur rémunération minimale est encadrée non seulement par le SMH de leur groupe, mais aussi par des garanties liées au nombre de jours travaillés et au respect des temps de repos. Ce statut concerne principalement les groupes F à I de la classification, où l’autonomie dans l’organisation du travail est la plus large.